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  • walteragnes05

L'inclusion scolaire

Dernière mise à jour : sept. 9


l'inclusion scolaire


Ahhh, la fameuse inclusion scolaire !!! Le grand sujet philosophique récupéré par les politiques !

Au départ était une loi, on prend sa respiration et on énonce :

Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Au départ, toujours, oui, l’idée est louable : cessons de parquer les enfants handicapés dans les institutions et accueillons TOUS les enfants dans les écoles de la République (et oui, soyons cohérent : l’instruction est obligatoire, et même, l’école devient obligatoire).

Donc, on a connu un développement de l’inclusion scolaire pour handicapés, élargis à la notion d’EBS = enfants à besoins spécifiques (ces derniers peuvent ne pas avoir de dossier MDPH, donc de reconnaissance de handicap, mais l’éducation nationale est tout de même tenue de les accueillir et de s’adapter à leurs particularités).

Mon but n’est pas ici de faire un article polémique sur l’application de cette loi (il y aurait de quoi et vous en trouverez plein ailleurs), mais de vous présenter les différents niveaux de l’inclusion.



L’inclusion en classe ordinaire

L’enfant est capable d’intégrer une classe, de suivre bon an mal an les cours de son niveau, avec plus ou moins d’aides et d’adaptations.

Il y a deux possibilités selon qu’il ait une reconnaissance MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)

- sans reconnaissance MDPH :

le PAP ou Plan d’Accompagnement Personnalisé, est un document dont la responsabilité reste interne à l’école, visant à s’assurer de la mise en place des aménagements nécessaires à la bonne scolarité de l’enfant.

L’avantage principal est la simplicité et le gain de temps, puisqu’on s’économise la constitution du laborieux dossier MDPH, et la loooonnngue attente qui la suit.

L’inconvénient est qu’il dépend du bon vouloir de la direction de l’école et des enseignants, et en cas de non application, il n’est juridiquement pas opposable. Et même si le tiers temps aux examens est possible, il n’y a pas certaines aides comme l’AESH.


- avec une reconnaissance MDPH :

la reconnaissance MDPH permet l’obtention de certaines aides : le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) en est la base, rédigé par l’enseignant référent de la cirsconscription, au moins une fois par an, une AESH (anciennement AVS) peut être accordée, ainsi que d’autres aménagements (temps supplémentaires pour les examens, cours adaptés, ordinateur…)

Vous l’aurez deviné, les avantages et inconvénients du paragraphe présent sont inversés ici.


l'inclusion scolaire

Le dispositif d’inclusion : l’ULIS (Unité Locale d’Inclusion Scolaire)

L’enfant ne peut pas suivre un cursus « normal », pour des raisons variées (cognitives, attentionnelles, sociales, décalage scolaire trop important…). Il entre donc dans ce dispositif, parfois à temps plein, mais plus souvent à temps partiel. Normal : il s’agit d’inclusion !

L’inclusion se comprend de 2 façons :

- certains enfants sont inclus dans une classe ordinaire, mais pas pour toutes les matières, et souvent les bases (maths, français) sont assurées dans la classe ULIS, qui regroupe tous les enfants de l’école de cette situation (12 au maximum)

- certains enfants sont dans un IME ou à la maison, en raison d’un handicap plus envahissant, et sont donc admis à temps partiel dans la classe ULIS :l’inclusion est dans la classe ULIS

Dans le secondaire (collège ou lycée), les enfants qui ne savent pas lire en sortie d’ULIS primaire ne sont généralement pas admis en ULIS collège et réorientés à plein temps en IME. Pour les autres, l’inclusion se fait au cas par cas. C’est tout l’avantage de ce dispositif, car il s’adapte aux besoins de chaque enfant.


Attention : tout ce que j’écris est soumis à des exceptions et des évolutions ! La tendance actuelle et d’ouvrir les IME vers l’extérieur car on reproche souvent à ces institutions d’être très refermés sur elles-mêmes, donc l’évolution est de maintenir une inclusion en ULIS.

Les IME ont donc une tendance à se réorganiser en SESSAD, avec des interventions en extérieur (écoles, domicile, séances de professionnels pour des rééducations adaptées...). Si l’idée est bonne, on comprend l’inquiétude générale de tous les côtés, que ce soit dans les institutions ou les écoles, car les moyens seront-ils là ? Ne va-t-il pas falloir faire encore plus avec moins ? Je laisse la question en suspens...

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