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  • walteragnes05

À quoi sert une éducatrice spécialisée  en libéral?

Mis à jour : juin 22




l'éducation spécialisée




1/Qu’est ce que c’est, un éducateur spécialisé ?

Ce métier est bien souvent invisible, parfois mal compris. Lorsque je dis que je suis éducatrice spécialisée, la question suivante est invariablement : « spécialisée en quoi ? ». Et c’est ce qui est primordial de comprendre, c’est l’éducation qui est spécialisée, et non pas le public que nous accompagnons. Nous sommes formés à une approche centrée sur l’individu, et à faire du sur-mesure en fonction de chacun.

Dans les faits, chaque éducateur choisit généralement de se spécialiser dans son public de prédilection : adultes, ados, ou enfants, insertion, protection de l’enfance ou handicap. Le champ des possibles est vaste !

Qu’est ce qu’il n’est pas ?

- Le « grand frère » : le copain, qui recadre et fait la leçon gentiment ou fermement.

- « Super nanny » : une personne un peu distante qui se pose en « sachant savoir » face à des adultes « complètement à côté de la plaque et dépassés ».

Ces attitudes sont infantilisantes et justement à l’opposé du travail de l’éducateur.

Quels sont ses grandes missions?

L’éducateur est un accompagnant, il guide, mais ne décide pas, n’impose pas. Il travaille sur un projet centré autour de la personne et élaboré conjointement avec lui (ou ses tuteurs), ainsi que les autres intervenants. Bref, il n’est jamais dans la toute puissance ! (3 ans d’étude, c’est pas pour rien;) )

Ses valeurs et objectifs sont :

- le respect de l’individu: chaque personne que l’on accompagne, quel que soit son degré de difficulté ou de handicap, est une personne et l’on essaie de l’associer aux décisions qui le concernent, dans la mesure de ses possibilités.

- la recherche de l’autonomie : dans le cas d’adultes en difficultés, l’éducateur part du principe que ses difficultés sont passagères. Il a bien réussi son job quand la personne qu’il accompagne peut se passer de lui !

Pour des personnes en situation de handicap, il va chercher à développer au maximum son autonomie. Tout est alors une subtile question d’équilibre, entre laisser la personne faire quelque chose seule, alors que cela lui demande beaucoup d’énergie, et faire pour elle, avec elle.

- l’insertion dans la société : c’est souvent une hérésie et une violence pour beaucoup d’éducateurs de s’occuper de personnes « parquées » dans des institutions. En France en tout cas, on aime bien cacher nos handicapés. Pourtant, l’inclusion dans le monde est une des valeur fondamentale.




educatrice specialisee en libéral

2/ l’éducation spécialisée en libéral

L’éducateur intervient en cabinet ou dans les différents lieux de vie de la personne.

Souvent parce qu’il n’y a pas de prise en charge en institution, ou alors parce qu’elle est partielle.

Il est en soutien, non seulement d’une personne , mais de sa famille (parents, fratrie...)

Mon travail :

J’accompagne des enfants et jeunes en inclusion scolaire, ou encore en situation de handicap sans solution (sans place dans une institution ou avec une place à temps partiel)

Ma démarche

- On commence par un temps d’observation et un échange sur les attentes des parents.

- Puis se passent quelques semaines pour bien apprendre à se connaître, en douceur, créer un lien et évaluer les points forts et faibles du jeune

- Ensuite se construit un PAP (Programme d’Accompagnement Personnalisé) avec des objectifs définis en concertation avec les parents et les autres intervenants de l’enfant

- Pour ma part, j’axe beaucoup l’accompagnement sur la focalisation du positif, car on va tous plus loin quand on a confiance en soi.

- L’accompagnement doit être accepté par le jeune, et la notion de plaisir est importante, bien-sûr. Donc c’est mieux de partir de ce qu’il aime. Ou en tout cas, de travailler aussi avec ce qu’il aime.

Tout étant du sur-mesure, difficile de vous présenter un programme-type : le nombre d’heures par semaine varie beaucoup (de 1h à 10h), le lieu aussi (cabinet, domicile, école, extérieur…), et les profils, donc les objectifs aussi !

Pourquoi j’ai choisi la voie du libéral ?

- pour travailler de manière conjointe avec les familles : ça marche quand même beaucoup mieux quand on va dans le même sens. Je donne des clés et astuces aux parents, nous travaillons de concert pour le jeune, et c’est bien plus rapide et efficace ainsi.

- pour que le jeune que j’accompagne et moi, nous nous choisissions mutuellement. Comme tout métier de liens, il faut qu’il se passe un « truc » dans la rencontre, et je n’aime pas y aller par le forcing. Cela ne m’arrive pas souvent, et heureusement, sinon, il faudrait que je me pose des questions sur moi, et sur le choix de ce métier. Mais c’est un choix réciproque.


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